Starship Vol 13 : premiers Starlink V3 déployés

Starship Vol 13 : premiers Starlink V3 déployés
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Starship Vol 13 : SpaceX réussit son premier déploiement de satellites Starlink V3 et récupère ses deux étages

Le 25 juillet 2026 à 17h51 heure du Centre, SpaceX a décollé depuis Boca Chica avec ce qui restera comme l’un des vols les plus décisifs de l’histoire du programme Starship.

À bord : Booster 20 et Ship 40. Au programme : une double récupération et, surtout, le premier déploiement en orbite de vrais satellites Starlink V3 de production.

C’est un grand pas. Vraiment. Mais comme je le dis souvent ici — en ingénierie spatiale, un grand pas n’est jamais le dernier.

Un décollage propre après l’échec partiel du Vol 12

lors du Vol IFT-12, SpaceX avait rencontré plusieurs problèmes moteurs — notamment une perte de plusieurs moteurs lors du boostback burn — qui avait contraint le booster à un amerrissage brutal, loin de la récupération maîtrisée espérée.

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Entre les deux vols, la pression était immense : délai de plusieurs semaines, attentes NASA sur le calendrier Artemis, tension visible sur l’action SPCX. SpaceX devait absolument démontrer qu’elle avait identifié et corrigé la cause racine des défaillances moteurs.

Dès les premières minutes du Vol 13, le soulagement était palpable : décollage nominal, aucune anomalie moteur signalée. La séquence se déroulait exactement comme prévu.

Starship Vol 13 : premiers Starlink V3 déployés

Booster 20 : une récupération maîtrisée dans le Golfe du Mexique

La séparation entre le booster et le vaisseau s’est effectuée de façon parfaitement nominale, sans la moindre surprise.

Puis vient le moment que tout le monde surveille depuis le Vol 12 : le boostback burn. Cette fois, aucune perte de moteur. Tous les Raptors ont tenu bon, permettant à Booster 20 d’entamer sa descente contrôlée vers le Golfe du Mexique.

Environ 6 minutes après le décollage, l’amerrissage était confirmé. Propre. Maîtrisé. Aux antipodes de l’amerrissage dur du Vol 12.

Pourquoi une récupération dans l’eau plutôt qu’avec Mechazilla ? La stratégie de SpaceX est claire : on ne tente pas de récupérer par les bras mécaniques tant que chaque étape de la séquence n’a pas été validée à plusieurs reprises. C’est du test progressif et méthodique — pas du spectacle.

Des satellites de production, pas des simulateurs

Lors du Vol 12, SpaceX embarquait des masses simulées — des lests conçus pour reproduire la dynamique d’un vrai payload, sans en être un.

Le Vol 13, c’est différent. 20 satellites Starlink V3 de production réels étaient à bord de Ship 40. Une première absolue pour Starship. Le déploiement a impliqué l’ouverture effective des panneaux solaires, le déploiement des antennes, et une tentative de connexion à la constellation Starlink en orbite basse.

Ce n’est plus un test. C’est une mission.

Pourquoi le V3 est une rupture par rapport au V2

Les Starlink V3 sont significativement plus grands et plus lourds que leurs prédécesseurs V2. Si grands, en fait, que seul Starship peut les emporter en quantité significative — les Falcon 9 ne sont tout simplement pas dimensionnés pour ça.

Avec eux, SpaceX promet une capacité de débit améliorée et une couverture géographique élargie. C’est la prochaine génération de la constellation — et elle dépend entièrement de la maturité opérationnelle de Starship.

On parlait déjà de les satellites Starlink V2 que Starship devait emporter dès 2027 — le Vol 13 montre que la montée en puissance vers le V3 est désormais bien réelle.

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L’amerrissage “le plus doux jamais réalisé” et ce que ça dit du bouclier thermique

Dan Huot, commentateur officiel SpaceX, l’a dit sans détour : c’était “le plus doux amerrissage jamais réalisé” par un Ship.

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Ship 40 a amerri dans l’océan Indien, au terme d’une rentrée atmosphérique complète. Et la douceur de cet atterrissage n’est pas qu’une belle image — c’est un indicateur clé de la santé du bouclier thermique.

Un bouclier qui tient bien = une rentrée prévisible = des données exploitables pour les ingénieurs. Ces données alimentent directement les modèles de simulation pour les missions futures.

Et il y a un enjeu derrière tout ça qui me tient particulièrement à cœur : un équipage ne peut embarquer que si la rentrée atmosphérique est reproductible et maîtrisée. Chaque vol comme celui-ci est un pas vers cette certification habitée.

Soyons honnêtes pour autant : un amerrissage réussi, même parfait, n’est pas une récupération par Mechazilla. Cette étape reste à franchir pour Ship. Le chemin est tracé — il n’est pas terminé.

SPCX sous pression : ce que ce vol change (ou pas) pour les investisseurs

Difficile de parler du Vol 13 sans aborder la dimension financière. depuis l’IPO de SpaceX à 135 $ et l’introduction de l’action SPCX, le titre avait progressivement glissé sous son prix d’introduction depuis mi-juillet 2026.

Plus préoccupant encore : le short interest atteignait environ 33 % du flottant avant le vol. Autrement dit, un tiers des titres en circulation avaient été vendus à découvert par des investisseurs pariant sur une poursuite de la baisse.

Un vol réussi comme celui-ci peut déclencher plusieurs mécaniques :

  • Un short squeeze potentiel, si les vendeurs à découvert sont contraints de racheter leurs positions
  • Un regain de confiance institutionnelle, surtout après la démonstration d’un payload réel déployé
  • Une revalorisation des perspectives à moyen terme sur la cadence de lancement

Mais — et c’est une nuance que je tiens à garder — un vol réussi ne règle pas les fondamentaux. La cadence de lancement, les coûts opérationnels, la compétition émergente : ces réalités ne disparaissent pas en une nuit de webcast.

Cap sur le Vol 14 : l’orbite comme prochain objectif

Ce que le Vol 13 valide clairement : double récupération réussie + payload réel déployé = une base technique solide pour viser l’orbite complète.

Ce qui reste à démontrer avant de parler de Vol 14 comme d’une mission orbitale complète :

  • Orbite complète et maintien en orbite basse
  • Rentrée atmosphérique contrôlée depuis l’orbite — un profil thermique bien plus exigeant
  • Récupération de Ship par Mechazilla — le grand défi restant

La date du Vol 14 n’est pas encore fixée. Et c’est bien ainsi — SpaceX a appris à ne plus annoncer des timelines qu’elle ne peut pas tenir.

L’enjeu NASA Artemis, lui, est bien réel. Chaque vol de Starship alimente directement les données pour le Human Landing System (HLS). L’alunissage prévu dans le cadre d’Artemis dépend, pour une large part, de la maturité de Starship — une dépendance que les experts consultés soulignent dans le nouveau calendrier de la NASA.

On y est presque. Vraiment. Mais “presque” en ingénierie spatiale — je le répète souvent — ça peut encore prendre du temps. Et c’est justement ce qui rend chaque vol aussi captivant à suivre.

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