Pour la première fois depuis décembre 1972, des humains vont quitter l’orbite basse terrestre. Pas pour une station spatiale, pas pour un tour en apesanteur — pour aller aux abords de la Lune.
Ça fait 53 ans qu’on attendait ça.
Artemis II, c’est le coup d’envoi d’une séquence qui va redéfinir la présence humaine dans l’espace lointain. Et au cœur de cette séquence, il y a un acteur qu’on ne peut pas ignorer : SpaceX. Pas comme simple prestataire. Comme la variable dont dépend toute la suite du programme.
Je t’explique tout ça comme si on en parlait autour d’un café.
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Artemis II : ce qui se passe concrètement cette semaine
Le lancement est prévu début avril 2026 depuis le Kennedy Space Center en Floride. À bord : 4 astronautes, pour une mission de 10 jours autour de la Lune.
La mécanique, c’est ça :
- La fusée SLS (Space Launch System) propulse l’ensemble hors de l’atmosphère — c’est le lanceur le plus puissant que la NASA ait jamais construit
- La capsule Orion embarque l’équipage et assure toute la vie à bord pendant le trajet
- La trajectoire : une orbite lunaire libre, sans alunissage, avec retour prévu par amerrissage dans le Pacifique vers le 10 avril
La NASA annonce une météo favorable à 80 % au moment du lancement. Bonne nouvelle pour tout le monde.
Pour mettre ça en perspective : la dernière fois qu’un équipage humain a dépassé l’orbite basse terrestre, c’était Apollo 17, en décembre 1972. Soit plus de 53 ans sans première mission habitée au-delà de l’orbite basse terrestre depuis Apollo 17.
En 2022, Artemis I avait déjà parcouru ce même profil de mission — mais sans équipage. C’était un test hardware pur. Artemis II, elle, ajoute l’humain dans l’équation. Et c’est là que tout change.

Pourquoi cette mission ne pose pas encore le pied sur la Lune
Beaucoup de gens se demandent : pourquoi on n’alunit pas directement ? La réponse tient en un mot — ingénierie.
La logique de progression du programme Artemis fonctionne comme un test de roulage avant de prendre l’autoroute. On ne grille pas les étapes quand des vies humaines sont en jeu. Voilà comment ça se décompose :
- Artemis I (2022) — valider que SLS + Orion tiennent la route, sans équipage
- Artemis II (2026) — tester les systèmes de survie, la communication et le comportement de l’équipage en espace lointain, en conditions réelles
- Artemis III (mi-2027 au plus tôt) — premier alunissage prévu, mais conditionné à la validation du lander Starship en orbite basse
- Artemis IV (2028) — alunissage réel avec infrastructure quasi complète
Chaque mission réduit le risque de la suivante. C’est une mécanique d’ingénierie, pas de l’impatience mal gérée.
SpaceX et le Starship HLS : le maillon manquant
En 2021, la NASA a signé un contrat NASA de 2,89 milliards de dollars avec SpaceX pour développer le Starship HLS — le Human Landing System, autrement dit le lander lunaire.
Le rôle de Starship HLS dans la séquence, c’est précis : SLS et Orion emmènent l’équipage jusqu’en orbite lunaire, puis Starship HLS prend le relais pour descendre sur la surface. Deux véhicules, deux rôles, zéro marge d’erreur.
Mais voilà le vrai défi : avant que le lander puisse atteindre la Lune, il faut lui transférer du carburant en orbite. Et ça, ça nécessite environ 10 lancements de ravitaillement.
Elon Musk a balancé un tweet avec “moving like lightning” et déclaré que “Starship will do the whole Moon mission“. Déclaration volontariste ou vraie feuille de route ? Honnêtement, les deux à la fois — et c’est exactement ce qui rend ce programme aussi fascinant qu’incertain.
Ce que “10 lancements de ravitaillement” veut dire concrètement
Imagine remplir un avion en vol, dix fois d’affilée, avant qu’il parte pour la Lune. C’est l’analogie la plus proche.
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Concrètement, chaque tanker Starship décolle de Terre, effectue un ravitaillement orbital en apesanteur — en transférant du méthane liquide et de l’oxygène liquide au lander en orbite — puis repart. La densité énergétique nécessaire pour atteindre la surface lunaire est telle qu’un seul décollage ne suffit pas à remplir les réservoirs.
C’est une première mondiale. Jamais personne n’a fait ça. Et tant que ce processus n’est pas validé, l’alunissage n’est pas possible. C’est directement lié aux reports successifs d’Artemis III.

Le calendrier qui glisse et la pression chinoise
Artemis III était initialement prévue avant 2026. Elle est désormais repoussée à mi-2027 au plus tôt. En février 2026, la NASA a officialisé sa décision : tester le lander en orbite basse seulement, avant tout alunissage. Pas question de brûler les étapes.
Mais la vraie rupture, c’est octobre 2025 : la NASA a rouvert la compétition du contrat lander. Blue Origin entre dans la danse face à SpaceX, avec son lander Blue Moon.
Ce que ça dit clairement : la NASA se couvre. Elle ne peut pas se permettre de dépendre d’un seul fournisseur si Starship HLS accumule les retards. C’est une décision prudente — mais elle complexifie aussi le calendrier global.
Et pendant ce temps, en arrière-plan : la Chine vise un alunissage habité avant 2030. Si ce calendrier tient, les États-Unis pourraient arriver seconds sur la Lune pour la deuxième fois de leur histoire. Ce n’est plus seulement une mission scientifique. C’est une course.
Pourquoi la NASA a rouvert le contrat lander en 2025
Le programme Artemis est né de la directive spatiale Trump n°1 en 2017. Continuité bipartisane, mais pression budgétaire croissante — et risque réel de dépendance unique à SpaceX.
La question que tout le monde se pose sur Blue Origin vs SpaceX : Blue Moon est-il une alternative crédible, ou un plan B de façade pour mettre la pression sur Elon Musk ?
La réponse honnête : probablement les deux. Blue Origin a les moyens techniques. Mais SpaceX a l’avance opérationnelle, le contrat d’origine et une machine de développement que peu d’acteurs peuvent égaler.
Ce qui est certain : cette décision dit quelque chose sur la confiance — ou l’absence de confiance — de la NASA dans le calendrier SpaceX.
Ce que j’en retiens : l’acte I d’une pièce dont SpaceX écrit l’acte II
Artemis II va réussir. La mission est bien préparée, le matériel est validé, l’équipage est prêt. C’est une réussite quasi programmée — et c’est une excellente nouvelle.
Mais le vrai test, c’est ce qui vient après.
Le programme Artemis dans son ensemble repose sur une variable critique : Starship HLS doit fonctionner. Le ravitaillement orbital doit être validé. Et tout ça doit arriver avant que la Chine ne plante son drapeau sur la surface lunaire.
SpaceX n’est ni le héros ni le méchant de cette histoire. C’est simplement la pièce sans laquelle le puzzle ne se termine pas.
Les prochains mois vont être décisifs : les tests du lander en orbite basse, les avancées du Starship V3, et les premiers résultats concrets du ravitaillement orbital. C’est là que tout se joue.
Est-ce que SpaceX va tenir le calendrier — ou la NASA va-t-elle finalement miser sur Blue Origin pour ne pas tout perdre ?
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