Starship Vol 15 : SpaceX montre en vidéo comment elle va attraper le vaisseau avec la tour
SpaceX vient de publier quelque chose d’assez rare : une animation de 80 secondes qui montre, dans le détail, comment le Starship Ship va être rattrapé en vol par les bras chopsticks de la tour de lancement. Pas un teaser marketing, pas un rendu 3D vague — une séquence précise, diffusée lors du webcast des résultats Q3 de SpaceX, devant des investisseurs et des analystes. Ça change le registre.
L’enjeu du Vol 15, c’est ça : attraper les deux étages — le Super Heavy booster et le Ship — avec les bras de la tour Mechazilla. Une première absolue dans l’histoire de l’astronautique. Et le calendrier annoncé, c’est avant Thanksgiving, quelque part en fin novembre 2025. Le compte à rebours est lancé.
Une animation inédite pour comprendre la manœuvre
Ce qui frappe d’abord avec cette animation, c’est le contexte dans lequel elle a été diffusée. Pas une annonce sur X, pas un clip promotionnel — elle est apparue dans le webcast financier Q3 de SpaceX. Ce genre de document, on le prépare pour des gens qui veulent des faits, pas des effets. Ça lui donne un poids particulier.
La séquence se déroule ainsi :
Besoin d'accessoires pour ta Tesla ?
Looking for accessories for your Tesla?
- Le Ship effectue son belly flop — la chute ventre en avant dans l’atmosphère
- Il pivote en position verticale à basse altitude
- Il descend en descente contrôlée vers la tour
- Les bras chopsticks le saisissent au niveau des ailerons
Ce qui me frappe en la regardant, c’est ce sentiment de « attends, ils vont vraiment tenter ça ». Parce que pour le Super Heavy, on avait déjà vu la manœuvre — SpaceX a réussi 3 captures du booster lors des vols 5, 7 et 8. Mais le Ship, le vaisseau orbital lui-même, n’a jamais été rattrapé en vol. C’est une première catégorie à part entière.
Et la capture du vaisseau avait déjà été évoquée après le Vol 14 — mais là, on passe de l’intention à la démonstration visuelle et technique. C’est un signal fort.

Ship 42 : le vaisseau du Vol 15 déjà testé en conditions réelles
Le vaisseau désigné pour le Vol 15, c’est le Ship 42. Et il n’arrive pas en terra incognita sur la tour — il a déjà été mis à l’épreuve.
En septembre, au Pad 2 de Starbase, SpaceX a réalisé une série de tests qui ressemblent à une répétition générale :
- Levage par les bras chopsticks — les mêmes qui devront le rattraper en vol
- Connexion du bras quick-disconnect pour le ravitaillement
- Tests cryogéniques avec remplissage des réservoirs
C’est une simulation de capture grandeur nature. Et c’est précisément ce qu’il faut comprendre : attraper un vaisseau orbital, ce n’est pas la même chose qu’attraper un booster. La vitesse de descente est différente, les marges de tolérance sont plus serrées, la précision requise est d’un autre ordre.
Pour contextualiser la progression du programme : le Vol 14, premier Starship à atteindre une orbite réelle, a marqué un tournant. Avec le déploiement de 26 satellites Starlink V3 en conditions opérationnelles réelles, Starship a franchi un cap de maturité. Le Vol 15 s’inscrit dans cette logique de progression rapide et maîtrisée.
Ce que « tester en conditions réelles » veut dire concrètement
Les bras chopsticks saisissent le vaisseau par ses ailerons avant. Ces ailerons servent de point d’appui mécanique — c’est sur eux que repose tout le poids du Ship au moment de la capture.
La tolérance de positionnement est extremely serrée. Une erreur de quelques mètres dans la trajectoire de descente, et les bras ne peuvent pas compenser. Le Ship doit arriver exactement là où il est attendu — et le système de guidage doit être fiable à cette précision en conditions réelles, après une rentrée atmosphérique.
C’est pour ça que tester au sol n’est pas une formalité. C’est valider chaque geste mécanique avant de l’exécuter à plusieurs centaines de mètres d’altitude, sur un vaisseau en mouvement.
Le feu vert réglementaire de la FAA : une étape clé
Gwynne Shotwell, présidente de SpaceX, a confirmé un engagement constructif avec la FAA pour l’obtention de la licence Flight 15. Le terme « constructif » est important — c’est une façon diplomatique de dire que le dialogue avance, sans friction majeure.
Cette licence, si elle est accordée, devrait couvrir deux éléments inédits :
- Le retour du Ship au site de lancement — et non plus un amerrissage en mer
- La double capture — booster ET vaisseau — par les bras de la tour
Réglementairement, revenir vers la terre ferme est plus complexe qu’amerrir dans l’océan. Un engin orbital qui survole des zones potentiellement habitées pendant sa descente, c’est une toute autre équation de risque pour la FAA. Le fait que Shotwell parle de dialogue positif est donc un signal à ne pas sous-estimer.
Et la pression est réelle. SpaceX a annoncé viser des vols hebdomadaires au premier semestre 2027, puis deux fois par semaine ou plus d’ici fin 2027. Sans licence rapide, ce calendrier s’effondre. C’est directement lié à la cadence de vols hebdomadaires annoncée pour 2027 — un objectif qui dépend entièrement de la réutilisation rapide des deux étages.
Besoin d'accessoires pour ta Tesla ?
Looking for accessories for your Tesla?

Ce que réussir vraiment signifie pour l’histoire spatiale
Si le Vol 15 se passe comme prévu, Starship devient le premier véhicule orbital entièrement récupéré de l’histoire. Booster et vaisseau, rattrapés par la même tour, le même jour. C’est une phrase qu’on n’a encore jamais pu écrire.
Elon Musk lui-même a utilisé une formulation prudente et révélatrice : succès à la première tentative « plus probable que non ». Ce n’est pas une promesse — c’est une évaluation honnête de la difficulté. Et ça suffit à mesurer l’ampleur du défi.
La vision à court terme derrière tout ça :
- Le Vol 16 pourrait faire revoler les deux étages sans remise en état — c’est là que la réutilisation rapide devient réelle, pas théorique
- Une cadence de vol élevée qui fait chuter le coût par lancement
- Le déploiement à grande échelle de Starlink V3, le réseau de nouvelle génération
Les experts consultés sur l’évolution des fusées réutilisables soulignent que ce niveau de récupération — deux étages, un seul site, une seule infrastructure — n’avait encore jamais été tenté à cette échelle opérationnelle. Ce que SpaceX est en train de construire avec Starship, c’est une infrastructure de transport spatial à cadence industrielle. Pas une fusée. Un système.
Je suivrai le Vol 15 en direct dès que la fenêtre de lancement sera confirmée. Si tu veux ne rien rater, garde cet onglet ouvert — il va se passer quelque chose d’historique.
« `Profitez d'avantages exclusifs en achetant votre Tesla
Vous envisagez d'acquérir une Tesla ? En utilisant mon code de parrainage lors de votre achat, vous pouvez bénéficier d'avantages exceptionnels !
Des kilomètres gratuits de recharge ou d'autres récompenses exclusives, mon code de parrainage est votre passeport pour des avantages supplémentaires : https://ts.la/antoine49352 🤩
Pas de pression, juste une opportunité à saisir pour enrichir votre expérience Tesla.
Découvrez ici le système du parrainage et comment utiliser le code.
Get exclusive perks when buying your Tesla
Thinking about getting a Tesla? If you use my referral code when you purchase, you may be eligible for extra perks.
Free Supercharging miles or other exclusive rewards - my referral code can unlock additional benefits: https://ts.la/antoine49352 🤩
No pressure - just a simple option if you want to enhance your Tesla experience.
Learn how the Tesla referral program works and how to use the code.